OBS-005. Un 500 dans errors.log et les six lignes de app.log qui y menent
n etaient relies que par leur horodatage — ce qui n est pas une relation
des que le serveur traite plus d une requete a la fois. Et un utilisateur
qui dit « ca a plante quand j ai clique sur enregistrer » ne donnait a
personne de quoi chercher.
Chaque requete recoit un identifiant, porte par toutes les lignes de
journal qu elle produit, renvoye en X-Request-Id, et affiche sur la page
500 comme reference a citer.
Il est **genere**, jamais lu depuis un en-tete entrant. Accepter celui du
client serait pratique pour tracer a travers nginx, et permettrait aussi a
n importe qui d ecrire du texte arbitraire — retours a la ligne compris —
dans le fichier de journal. C est ainsi qu un journal cesse d etre une
preuve. Il n y a de toute facon aucun proxy de confiance tant qu OPS-002
est ouvert.
Le test correspondant assure sur l alphabet plutot qu en envoyant un
retour a la ligne : le client de test de Werkzeug refuse d emettre un tel
en-tete, donc l attaque ne peut meme pas etre construite par la, ce qui ne
prouverait rien sur l application.
**Defaut trouve en chemin, et repare.** Les cinq gabarits d erreur
remplissent le bloc `content`, qui n existait que dans la branche
authentifiee de la mise en page. Un visiteur deconnecte tombant sur une
erreur — donc typiquement sur la page de connexion — recevait le logo, le
selecteur de langue, et **aucun message**. Le code de statut etait bon, les
journaux etaient bons, la page etait vide. Le <title> disait quand meme
« 404 », ce qui explique en grande partie que personne ne l ait vu.
Le bloc est desormais rendu dans les deux branches via self.content(),
Jinja refusant deux blocs de meme nom. Un seul cote du if s execute, donc
jamais de double rendu — et c est assure, pas suppose.
550 tests.
Quatre taches de la matrice du rapport, toutes sans dependance, qu aucune
liste de « ce qui reste » ne reprenait.
OPS-003 — app/.env.exemple disait « copiez ce fichier et remplissez les
valeurs pour la production », puis posait FLASK_DEBUG=true,
SESSION_COOKIE_SECURE=false et FORCE_HTTPS=false. Le debogueur Werkzeug
execute du code soumis par le navigateur : cette ligne transformait un
copier-coller en shell distant. Chaque valeur est desormais sure a la
copie, et le fichier refuse de demarrer tant que les deux secrets
obligatoires ne sont pas remplis plutot que de demarrer grand ouvert.
Renomme en .env.example : l orthographe francaise ne correspondait pas a
l exception !.env.example du .gitignore, donc le fichier n etait suivi que
par accident de l ordre des regles. Les deux points de la decision ouverte
du §8 tombent d un seul git mv.
OPS-002 — trusted_proxy='*' et HOST ne sont plus soudes dans wsgi.py. Les
defauts sont **inchanges**, deliberement : choisir sans connaitre la
topologie coupe la prod si nginx est ailleurs, ou casse la limitation de
debit pour tout le monde si on cesse de croire X-Forwarded-For alors que
c etait la seule source d adresses. Ce sont maintenant des variables, les
valeurs sures sont dans .env.example pour un nouveau deploiement, et
docs/deployment.md donne les quatre topologies avec la valeur de chacune.
wsgi.py avertit au demarrage tant que les deux defauts sont en place.
Le commentaire de HOST annoncait « bind to localhost by default » a cote
d un defaut a 0.0.0.0 : il decrivait l intention pendant que le code
faisait l inverse. Il dit maintenant ce qu il fait.
QUA-004 — Font Awesome et FullCalendar etaient charges sans empreinte,
depuis des hotes que la CSP autorise nommement. Qui controle ces CDN
controlait ce qui s execute sur chaque page. Empreintes posees, avec ce
que SRI promet et ce qu il ne promet pas ecrit a cote : ca fige le fichier,
ca ne prouve pas qu il etait honnete au moment du calcul.
**Le CSS de FullCalendar n existait pas.** La v6 embarque ses styles dans
le JS et ce fichier n est pas publie : le <link> repondait 404 a chaque
ouverture du calendrier depuis la montee de version. Une feuille de style
en echec est silencieuse dans le navigateur, c est ce qui l a fait durer.
CI-003 — actions epinglees sur un commit, version en commentaire, dans les
deux forges. Un tag est un pointeur mobile : deplacer v4 fait executer du
code arbitraire dans le job qui detient la cle SSH de production. Ce job
recoit aussi enfin un bloc permissions.
517 tests.
Quatre constats de la liste des gains rapides, tous sur auth.py.
SEC-017 -- enumeration de comptes
Le formulaire repondait "il vous reste 3 tentative(s)" a un compte connu et
"verifiez le nom d utilisateur et le mot de passe" a un inconnu. Le decompte
lui-meme etait la fuite : la meme information, etalee sur cinq requetes.
S y ajoutait un ecart de temps de reponse, check_password n etant appele que
si la ligne existait -- scrypt est cher, l ecart est mesurable.
Un seul message pour tous les echecs, et la verification s execute
desormais sur les deux branches : contre un hachage aleatoire tire une fois
par processus quand l identifiant n existe pas.
SEC-018 -- verrou de compte declenchable par un tiers
Cinq mauvaises reponses mettaient un compte connu hors service pendant
quinze minutes, indefiniment renouvelables. Sur un compte president, c est
toute l administration, et aucun ecran ne permettait de defaire.
Le compteur et la fenetre restent -- ce sont la trace qu un administrateur
lit quand un compte est pilonne, et la fenetre double jusqu a un plafond.
Ce qui change : de bons identifiants passent, fenetre ouverte ou non, et
remettent le compteur a zero. Le proprietaire du compte ne peut plus etre
bloque par un tiers.
Ce que cela coute, dit franchement : un verrou dur n arretait de toute
facon pas un attaquant ayant trouve le mot de passe -- il lui suffisait
d attendre. Le debit de tentatives reste borne par la limite de 10/minute
par IP. Une limite par couple (compte, IP) demanderait un stockage dedie ;
elle attend Alembic.
L evenement account.locked devient account.throttled : "locked" affirmait
plus que ce qui se passe.
SEC-019 -- deconnexion en GET
/auth/logout n avait pas de methods, donc GET, donc hors protection CSRF :
n importe quelle page pouvait deconnecter un visiteur avec une balise img.
La route passe en POST et l entree de navigation devient un formulaire avec
jeton. Le style suit -- les regles .nav-links visaient les liens seuls.
SEC-020 -- validation de redirection
is_safe_url interrogeait urlparse().netloc. urlparse lit /\evil.com comme
un chemin, sans netloc ; plusieurs navigateurs normalisent l antislash en
barre oblique avant de resoudre, ce qui en fait //evil.com. La fonction
refuse maintenant antislash et caracteres de controle, exige un chemin
enracine, et compare l origine explicitement.
Le xfail(strict) qui documentait SEC-017 est leve. 40 tests dans
test_auth_session.py, dont la table des cibles refusees.
Co-Authored-By: Claude Opus 5 <[email protected]>
SEC-WEB-001 / OPS-010. script-src porte toujours 'unsafe-inline' : c'est
pour cela que le XSS stocke de SEC-XSS-001 s'executait au lieu d'etre
bloque. Le retirer n'est pas un changement d'une ligne.
Ce qui bloque reellement
Un nonce autorise des elements <script> ; il ne peut rien pour un
attribut onclick="...". Mesure faite : 76 gestionnaires en ligne repartis
dans 15 gabarits. Tant qu'il en reste un, la politique ne peut pas etre
durcie.
Piege supplementaire, documente dans build_csp() : en CSP niveau 3, un
navigateur ignore 'unsafe-inline' des qu'un nonce est present. Emettre
les deux ne serait donc pas une transition douce -- ce serait couper
d'un coup tous les scripts en ligne et tous les onclick, et uniquement
sur les navigateurs recents. La bascule doit etre atomique, d'ou un
drapeau unique : CSP_ALLOW_INLINE_SCRIPT.
Infrastructure posee
build_csp() assemble l'en-tete selon le drapeau. Un nonce est genere par
requete et n'est emis que lorsque l'inline est interdit. Les 15 blocs
<script> portent deja nonce="{{ csp_nonce }}", inerte aujourd'hui : la
bascule finale sera un changement de configuration, pas de gabarits.
Couche partagee migree en premier
base.html et macros.html sont rendus sur absolument toutes les pages. Six
gestionnaires retires, remplaces par des attributs data-action et un
ecouteur delegue unique dans main.js. La delegation plutot qu'un
ecouteur par widget : le contenu injecte dynamiquement herite du
comportement sans re-attachement.
Un cliquet plutot qu'une promesse
tests/test_csp.py fixe un budget par gabarit qui ne peut que baisser.
Ajouter un gestionnaire en ligne fait echouer la suite ; en retirer sans
mettre le budget a jour aussi, ce qui force a enregistrer la progression
dans le diff. A zero, il ne reste qu'a basculer le drapeau.
Le cliquet a d'ailleurs corrige mon propre relevé : mon grep initial
comptait 83 gestionnaires, la mesure exacte en donne 76 -- le motif ne
verifiait pas l'espace avant l'attribut.
style-src conserve 'unsafe-inline' : les attributs style="" sont partout et
ne constituent pas un vecteur XSS a eux seuls. Migration distincte.
192 tests.
Co-Authored-By: Claude Opus 5 <[email protected]>
Le site s'affiche desormais en francais par defaut, avec un selecteur de
langue permettant de basculer vers l'anglais.
Choix de conception : les chaines sources restent en anglais
Elles servent d'identifiants gettext, et le francais est fourni par
catalogue avec BABEL_DEFAULT_LOCALE = 'fr'. Le code reste ainsi dans une
seule langue -- la meme que ses commentaires et docstrings -- tandis que
ce qu'un membre voit est du francais.
Consequence qui rend la migration praticable : une chaine non encore
traduite retombe en anglais, pas sur un identifiant brut. Les gabarits
peuvent donc etre migres un par un sans jamais laisser le site a moitie
casse.
Selection de la langue (app/i18n.py)
1. choix explicite via le selecteur, garde en session
2. sinon en-tete Accept-Language du navigateur, restreint a fr et en
3. sinon francais
Un choix explicite prime toujours, y compris sur un navigateur anglophone.
Selecteur
Extrait en partiel et inclus dans les deux branches de la mise en page :
barre laterale une fois connecte, ET page d'authentification. Quelqu'un
qui ne lit pas la langue courante doit pouvoir en changer AVANT de se
connecter -- le laisser derriere l'authentification aurait ete un defaut
d'accessibilite. Chaque langue est ecrite dans sa propre langue.
La route /lang/<locale> valide le Referer avant de rediriger : sans ce
controle, elle constituait une redirection ouverte.
Migre dans cette passe
navigation complete, page de connexion, les cinq pages d'erreur, et
l'integralite des messages flash de routes/auth.py. 64 chaines, dont
aucune non traduite.
Verification
25 tests, dont deux garde-fous d'integrite : un catalogue .mo manquant
ou une entree non traduite font echouer la suite. Sans cela, une
compilation oubliee servirait de l'anglais partout, en silence et sans
rien dans les journaux.
Un test existant a du etre corrige, et c'est instructif
test_login_failure_message_does_not_reveal_account_existence cherchait la
sous-chaine anglaise 'attempt(s) remaining'. La page etant desormais en
francais, elle etait absente des deux cotes, l'assertion passait, et le
mode strict a signale le faux succes. Le test comparait donc l'anglais,
pas le comportement. Il compare desormais les messages flash rendus,
quelle que soit la langue. La faille SEC-AUTH-006 reste ouverte, et le
test la documente toujours.
Les catalogues .po ET .mo sont versionnes : le deploiement est un simple
miroir de fichiers, sans etape de compilation. messages.pot, regenerable,
ne l'est pas.
docs/translations.md documente le processus, les deux pieges (concatenation
de phrases, traduction a l'import), et l'etat de la migration. A noter pour
la suite : les chaines dans les blocs <script> ne peuvent pas etre balisees
telles quelles, il faudra les passer par des attributs data- -- ce qui
rejoint le chantier de sortie de unsafe-inline (OPS-010).
Co-Authored-By: Claude Opus 5 <[email protected]>