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team-tryouts/audit/01-securite.md
T
GGThedandClaude Opus 5 ed586233f6 docs(audit): rebase sur le depot de reference et reverification complete
Le miroir GitHub audite en premiere passe etait en retard de 16 commits
sur git.immortal.host/clubesportsudes/team-tryouts. L'audit est rebase
sur immortal/main @ bb0bc1c et l'ensemble des constats reverifie.

Resolus par l'equipe (archives dans 00-provenance.md) :
- seed automatique en production supprime
- print du token Discord supprime
- proxy_pass nginx corrige vers 127.0.0.1
- dossier supporting_scrits renomme

Nouveaux constats :
- SEC-20 flux OAuth2 Discord sans parametre state (CSRF de liaison)
- SEC-21 le deploiement SFTP pousse .git/ sur le serveur
- SEC-22 clear_db.py destructif sans garde-fou, admin/password en dur
- MNT-16 discord_pending.json versionne

Requalifies :
- SEC-01 secrets retires du fichier mais toujours dans l'historique des
  deux depots, et dans le HEAD du miroir GitHub -> revocation requise
- SEC-05 trusted_proxy='*' + bind 0.0.0.0 rend X-Forwarded-For usurpable,
  ce qui ouvre le rate limiting au lieu de le corriger
- SEC-07 l'OAuth2 ajoute ne contraint pas l'identite : le discord_user_id
  transite par un champ cache du formulaire
- MNT-05 psycopg[binary] non epingle, incompatible avec les URI
  postgresql:// que SQLAlchemy resout vers psycopg2

48 constats. Aucune modification du code applicatif.

Co-Authored-By: Claude Opus 5 <[email protected]>
2026-08-07 13:17:08 -04:00

810 lines
44 KiB
Markdown

# 1 — Sécurité
22 constats. Références de lignes sur `immortal/main` @ `bb0bc1c`.
Les constats résolus par l'équipe (ancien SEC-02 seed automatique, ancien SEC-04 token imprimé) sont archivés dans [`00-provenance.md`](00-provenance.md). Les identifiants des constats subsistants n'ont pas été renumérotés, pour préserver la traçabilité.
| ID | Constat | Sévérité |
|---|---|---|
| [SEC-01](#sec-01--) | Secrets de production toujours récupérables dans l'historique | 🔴 Critique |
| [SEC-03](#sec-03--) | CORS ouvert à toutes les origines avec credentials par défaut | 🔴 Critique |
| [SEC-05](#sec-05--) | `trusted_proxy='*'` sur interface publique → en-têtes de proxy usurpables | 🟠 Élevé |
| [SEC-06](#sec-06--) | Schémas de validation importés mais jamais appliqués sur les routes utilisateurs | 🟠 Élevé |
| [SEC-07](#sec-07--) | Identifiant Discord modifiable malgré l'OAuth2 → détournement des notifications | 🟠 Élevé |
| [SEC-08](#sec-08--) | Rate limiting en mémoire, non partagé et réinitialisé à chaque redémarrage | 🟠 Élevé |
| [SEC-20](#sec-20--) | Flux OAuth2 Discord sans paramètre `state` | 🟠 Élevé |
| [SEC-21](#sec-21--) | Le déploiement SFTP pousse le répertoire `.git/` sur le serveur | 🟠 Élevé |
| [SEC-09](#sec-09--) | `nl2br` marque du HTML utilisateur non échappé comme sûr | 🟡 Moyen |
| [SEC-10](#sec-10--) | CSP avec `'unsafe-inline'` sur `script-src` | 🟡 Moyen |
| [SEC-11](#sec-11--) | Aucune validation de type sur l'upload de contrat signé | 🟡 Moyen |
| [SEC-12](#sec-12--) | Énumération d'utilisateurs via les messages de login | 🟡 Moyen |
| [SEC-13](#sec-13--) | CAPTCHA trivial, et limite d'inscription desserrée à 20/heure | 🟡 Moyen |
| [SEC-14](#sec-14--) | `/health` expose l'erreur brute de la base de données | 🟡 Moyen |
| [SEC-15](#sec-15--) | Profil complet de tout utilisateur visible par tout compte authentifié | 🟡 Moyen |
| [SEC-22](#sec-22--) | `clear_db.py` : destruction totale sans garde-fou, identifiants en dur | 🟡 Moyen |
| [SEC-16](#sec-16--) | Conversions `int()` non protégées sur entrées utilisateur | 🔵 Faible |
| [SEC-17](#sec-17--) | `add_to_team` ne vérifie pas la cohérence tryout/équipe/joueur | 🔵 Faible |
| [SEC-18](#sec-18--) | Aucune réinitialisation de mot de passe ni MFA | 🔵 Faible |
| [SEC-19](#sec-19--) | Journal d'audit d'authentification déclaré mais jamais alimenté | 🔵 Faible |
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## SEC-01 · 🔴
**Secrets de production toujours récupérables dans l'historique**
Le fichier `app/.env.exemple` a été nettoyé au commit `fd258de` : les valeurs réelles y sont désormais remplacées par des marqueurs. **Cela ne change rien au fait que les secrets sont compromis.**
Recherche sur l'ensemble des références des deux dépôts :
```
$ git log --all --oneline -S "MTUyNzY3ODU3NjUyNTA1NDEyNQ"
fd258de Update app/.env.exemple
2d3721b Ajout d'un .env.exemple pour simplifier la collaboration
$ git log --all --oneline -S "0YO038Od2QcQCsCTlNDAMOAOlcPGrIND"
fd258de Update app/.env.exemple
2d3721b Ajout d'un .env.exemple pour simplifier la collaboration
```
Le blob introduit en `2d3721b` reste atteignable par `git show 2d3721b:app/.env.exemple` sur **`immortal` comme sur GitHub**. Il contient :
| Secret | Portée |
|---|---|
| `DISCORD_BOT_TOKEN` | Token du bot UdeS Esports — le commentaire du fichier le confirmait explicitement |
| `DATABASE_URL` | PostgreSQL Render, hôte public, **avec mot de passe** |
| `SECRET_KEY` | Clé de signature des sessions Flask |
Aggravant : **le miroir GitHub porte encore ces valeurs dans son HEAD**. Elles sont visibles par simple navigation dans l'interface web, sans même cloner.
**Impact.** Inchangé depuis la première passe :
- accès lecture/écriture complet à la base de production — identités, courriels, téléphones, notes personnelles, contrats ;
- contrôle du bot Discord, donc envoi de messages privés en usurpant l'identité de l'organisation ;
- avec la `SECRET_KEY`, **forge de cookies de session Flask valides** — authentification en tant que n'importe quel utilisateur, y compris `admin`, sans mot de passe.
**Correction.** Dans cet ordre :
1. **Révoquer**, avant toute manipulation de git — c'est la seule action qui rend les valeurs divulguées inoffensives :
- régénérer le token du bot (Discord Developer Portal → Bot → Reset Token) ;
- faire tourner le mot de passe PostgreSQL sur Render ;
- régénérer `SECRET_KEY` (`python -c "import secrets; print(secrets.token_hex(32))"`) — cela invalidera toutes les sessions en cours, ce qui est le comportement souhaité.
2. **Purger l'historique des deux dépôts** :
```bash
git filter-repo --path app/.env.exemple --invert-paths
```
puis forcer la réécriture sur toutes les branches, et prévenir les collaborateurs qu'ils doivent recloner.
3. **Traiter le miroir GitHub** : soit le synchroniser après purge, soit le supprimer. Un miroir en retard de 16 commits qui expose des secrets dans son HEAD n'apporte rien et coûte beaucoup.
4. Ajouter `.env*` au `.gitignore` avec une exception explicite : `!.env.example`.
5. Ajouter un scan de secrets à la CI (`gitleaks`, ou `detect-secrets` en pre-commit).
> Renommer aussi le fichier en `.env.example` — `exemple` est un francisme qui échappe à la détection de la plupart des outils.
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## SEC-03 · 🔴
**CORS ouvert à toutes les origines avec credentials par défaut**
`app/app.py:76-95` — inchangé depuis la première passe.
```python
allowed_origins = os.getenv('CORS_ALLOWED_ORIGINS', '').split(',')
allowed_origins = [origin.strip() for origin in allowed_origins if origin.strip()]
if allowed_origins:
CORS(app, origins=allowed_origins, supports_credentials=True, …)
else:
# When no origins specified, allow all (development) or none (production)
# In production with a reverse proxy, CORS is handled at the Nginx level
CORS(app, supports_credentials=True, methods=[…], max_age=3600)
```
Le commentaire décrit une intention non implémentée : la branche `else` **autorise toutes les origines**, en développement comme en production. `flask-cors` avec `supports_credentials=True` et sans `origins` reflète l'en-tête `Origin` de la requête dans `Access-Control-Allow-Origin` et ajoute `Access-Control-Allow-Credentials: true`.
Le commentaire renvoie la responsabilité à nginx, mais `app/nginx.conf` **ne contient aucune directive CORS**. Et `app/.env.exemple` — y compris dans sa version nettoyée — **ne définit toujours pas `CORS_ALLOWED_ORIGINS`** : la configuration livrée aux équipes tombe donc systématiquement dans la branche permissive.
**Impact.** N'importe quel site tiers visité par un utilisateur connecté peut lire, avec ses cookies de session, le contenu de toutes les routes `GET` :
- `/users/disponibilities` — disponibilités de tous les joueurs actifs, avec noms d'utilisateur ;
- `/matches/api/events` — calendrier complet, participants, sessions 1:1 approuvées ;
- `/users/profile`, `/users/<id>/view` — données personnelles.
La protection CSRF limite les écritures, mais n'empêche pas ces lectures.
**Correction.**
```python
allowed_origins = [o.strip() for o in os.getenv('CORS_ALLOWED_ORIGINS', '').split(',') if o.strip()]
if allowed_origins:
CORS(app, origins=allowed_origins, supports_credentials=True, methods=[...], max_age=3600)
elif app.debug:
CORS(app, origins=['http://localhost:5000'], supports_credentials=True)
# sinon : pas de CORS du tout — même origine uniquement
```
L'application étant rendue côté serveur et consommant ses propres API en même-origine, **le cas nominal est de ne pas activer CORS du tout**. Documenter `CORS_ALLOWED_ORIGINS` dans le fichier d'exemple.
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## SEC-05 · 🟠
**`trusted_proxy='*'` sur interface publique → en-têtes de proxy usurpables**
`wsgi.py:29-42`
```python
host = os.getenv('HOST', '0.0.0.0') # Bind to localhost by default (Nginx reverse proxy)
...
serve(
app, host=host, port=port, threads=threads,
channel_timeout=30, cleanup_interval=30,
# Waitress Proxy Settings
trusted_proxy='*',
trusted_proxy_count=1,
trusted_proxy_headers={'x-forwarded-for', 'x-forwarded-proto'},
clear_untrusted_proxy_headers=True
)
```
L'intention est correcte et `clear_untrusted_proxy_headers=True` est le bon réflexe. Deux réglages annulent le bénéfice :
- **`trusted_proxy='*'`** demande à Waitress d'accepter `X-Forwarded-For` et `X-Forwarded-Proto` **de n'importe quel pair**, pas seulement de nginx ;
- **`HOST` vaut `0.0.0.0`** — le commentaire de la ligne 26 annonce l'inverse de ce que fait le code. Le port applicatif est donc joignable directement, en contournant nginx.
**Impact.** La combinaison des deux rend les en-têtes de proxy entièrement contrôlables par un attaquant qui atteint le port applicatif :
1. **Contournement du rate limiting et du suivi de tentatives.** `app/extensions.py:16-19` utilise `key_func=get_remote_address`, qui lit `request.remote_addr` — valeur que Waitress renseigne désormais depuis `X-Forwarded-For`. Un attaquant qui change cet en-tête à chaque requête obtient **un seau de rate limiting neuf à chaque fois** : la limite de `10 per minute` sur `/auth/login` (`auth.py:96`) ne s'applique plus, ni les limites par défaut `200/jour, 50/heure`.
Il faut noter que ce changement **a inversé la nature du risque**. Avant, `remote_addr` valait toujours l'IP de nginx : la protection était mal calibrée (un seau global partagé par tous) mais fermée. Elle est maintenant ouverte.
Le verrouillage de compte après 5 échecs (`auth.py:167-181`) reste opérant, puisqu'il est indexé sur l'utilisateur et non sur l'IP — c'est aujourd'hui la seule barrière anti-bruteforce réellement en place.
2. **Contournement de la redirection HTTPS.** `app/app.py:182` teste `X-Forwarded-Proto`. En l'envoyant à `https` sur une connexion en clair, on désactive `force_https()` et l'application se comporte comme si la connexion était sécurisée. Même effet sur l'émission de HSTS (`app.py:163`).
3. **Journalisation empoisonnée.** Toute IP écrite dans les logs devient une valeur fournie par le client — ce qui rend l'analyse post-incident peu fiable (et affaiblit d'avance la correction proposée en [SEC-19](#sec-19--)).
**Correction.**
```python
host = os.getenv('HOST', '127.0.0.1')
...
trusted_proxy=os.getenv('TRUSTED_PROXY', '127.0.0.1'),
trusted_proxy_count=1,
trusted_proxy_headers={'x-forwarded-for', 'x-forwarded-proto'},
clear_untrusted_proxy_headers=True,
```
Les deux corrections sont nécessaires : `trusted_proxy` restreint *qui* peut envoyer ces en-têtes, `HOST` restreint *qui peut se connecter*. Si l'hébergement Pterodactyl impose une écoute sur `0.0.0.0`, renseigner alors l'adresse réelle du proxy dans `TRUSTED_PROXY` et filtrer le port au pare-feu.
Vérifier ensuite que `request.remote_addr` renvoie bien l'IP cliente, et non celle du proxy, avant de considérer le rate limiting comme fonctionnel.
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## SEC-06 · 🟠
**Schémas de validation importés mais jamais appliqués sur les routes utilisateurs**
`app/routes/users.py:23-26` importe `CreateUserSchema`, `EditUserSchema` et `EditProfileSchema`. Chacun de ces trois noms n'apparaît **qu'une seule fois dans le fichier — sur la ligne d'import**. Ils ne sont jamais instanciés.
Les trois routes concernées lisent le formulaire brut :
| Route | Lignes | Traitement du mot de passe |
|---|---|---|
| `edit_user` | `:88-152` | `request.form.get('password')` → `hash_password()` si non vide |
| `create_user` | `:201-241` | `request.form.get('password')` → `hash_password()` sans contrôle |
| `edit_profile` | `:274-320` | idem, sur son propre compte |
Comparaison avec `auth.py:228-230`, où `RegisterSchema` **est** correctement chargé — l'inscription publique est validée, mais pas les trois chemins de création/modification de compte.
**Impact.**
- **Aucune politique de mot de passe** sur ces routes : `a` est accepté. Un président créant les comptes de l'équipe peut leur attribuer des mots de passe d'un caractère, et n'importe quel utilisateur peut affaiblir le sien via `edit_profile`.
- **Aucune validation de format** sur `email` (le champ n'est même pas vérifié comme étant une adresse), `username`, `phone`.
- `create_user` appelle `hash_password(password)` sans vérifier que `password` est non vide : le hachage d'une chaîne vide est stocké, et le compte devient accessible avec un mot de passe vide.
- Dans `edit_user`, `full_name` et `email` sont assignés sans contrôle de nullité alors que les colonnes sont `nullable=False` (`models/user_model/user.py:20-21`) → `IntegrityError` non gérée → 500.
**Correction.** Appliquer les schémas déjà écrits, sur le modèle de `auth.py` :
```python
schema = EditProfileSchema()
try:
validated = schema.load(request.form)
except ValidationError as err:
for field, messages in err.messages.items():
for msg in messages:
flash(f'{field}: {msg}', 'danger')
return render_template('pages/edit_profile.html', ...)
```
Attention : `EditUserSchema` et `EditProfileSchema` déclarent `password` avec `load_default=''` et `validate=validate_password` — un mot de passe vide échouera donc la validation. Retirer le champ du payload quand il est vide avant le `load()`.
Point d'attention pour `edit_user` : le bloc de changement de rôle par SQL brut (`:114-126`) exécute `db.session.remove()`. Toute validation doit intervenir **avant** ce bloc, sinon l'objet `user` manipulé ensuite n'est plus celui qui a été validé.
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## SEC-07 · 🟠
**Identifiant Discord modifiable malgré l'OAuth2 → détournement des notifications**
Un flux OAuth2 Discord complet a été ajouté (`auth.py:326-456`). Il obtient de Discord un identifiant authentifié et le stocke en session :
```python
session['discord_oauth'] = {
'id': user_data.get('id'), # auth.py:448 — valeur authentifiée par Discord
'username': user_data.get('username'),
...
}
```
Mais cette valeur est ensuite **réinjectée dans le formulaire par un champ caché** :
```html
<!-- register.html:61 -->
<input type="hidden" name="discord_user_id" value="{{ discord_data.id }}">
```
et c'est la valeur **renvoyée par le client** qui est enregistrée (`auth.py:253` puis `:290`) :
```python
discord_user_id = validated.get('discord_user_id')
...
user = Player(..., discord_user_id=discord_user_id, ...)
```
**La preuve d'identité obtenue de Discord est perdue au passage.** Un utilisateur peut modifier le champ caché avant envoi, ou poster directement le formulaire sans jamais avoir ouvert le flux OAuth2. `RegisterSchema` valide désormais le format (`validators.py:211-215` : 17-20 chiffres), ce qui est un progrès, mais ne prouve rien sur la propriété du compte.
La route `edit_profile` (`users.py:284`, `:305`), accessible à **tout utilisateur authentifié**, permet de la même façon de définir un identifiant arbitraire — et n'applique même pas la validation de format ([SEC-06](#sec-06--)). Aucune contrainte d'unicité n'existe sur la colonne (`models/user_model/user.py:32`).
**Impact.** Un joueur peut renseigner l'identifiant Discord d'une autre personne — un coach, un membre de la direction. Il reçoit alors à sa place les messages privés du bot :
- demandes de sessions 1:1 avec leurs *« discussion points »*, souvent confidentiels ;
- notifications de matchs et d'entraînements ;
- surtout, **la capacité de répondre à la place de la cible** : `discord_bot.py` traite les réactions ✅/❌ en message privé pour accepter ou refuser une demande 1:1. L'attaquant obtient un pouvoir de décision qui ne lui appartient pas.
Deux utilisateurs peuvent en outre déclarer le même identifiant, ce qui rend le comportement non déterministe.
**Risque supplémentaire, nouveau :** le flux *paraît* vérifié. Un relecteur qui constate la présence d'un OAuth2 Discord conclura raisonnablement que l'identifiant est authentifié. Il ne l'est pas.
**Correction.** La brique manquante est courte — la valeur authentifiée existe déjà en session, il suffit de ne plus la faire transiter par le client :
```python
# auth.py, dans register() — ignorer ce que le formulaire prétend
discord_oauth = session.get('discord_oauth') or {}
discord_user_id = discord_oauth.get('id') # seule source de vérité
discord_username = discord_oauth.get('username')
```
et retirer le champ caché de `register.html:61` (l'afficher en lecture seule si l'on veut le montrer à l'utilisateur).
En complément :
1. Ajouter une contrainte d'unicité sur `User.discord_user_id` (nécessite [STD-01](03-standards-stack.md#std-01--)).
2. Pour `edit_profile`, soit passer par le même flux OAuth2, soit réserver la modification de ce champ aux administrateurs.
3. Traiter [SEC-20](#sec-20--) : sans paramètre `state`, le contenu de `session['discord_oauth']` n'est lui-même pas digne de confiance.
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## SEC-08 · 🟠
**Rate limiting en mémoire, non partagé et réinitialisé à chaque redémarrage**
`app/extensions.py:16-19`
```python
limiter = Limiter(
key_func=get_remote_address,
default_limits=["200 per day", "50 per hour"]
)
```
Aucun `storage_uri` n'est fourni. Flask-Limiter bascule sur son backend `memory://`, explicitement documenté comme non destiné à la production.
**Impact.**
- L'état est **par processus**. Toute évolution vers plusieurs workers ou plusieurs instances fragmente les compteurs et multiplie d'autant la limite effective.
- L'état est **perdu à chaque redémarrage** : les compteurs se réinitialisent à chaque redéploiement.
- Combiné à [SEC-05](#sec-05--), la protection est de toute façon indexée sur une clé que le client contrôle.
**Correction.** Adosser le limiteur à un stockage partagé — Redis de préférence, ou la base PostgreSQL déjà présente :
```python
limiter = Limiter(
key_func=get_remote_address,
default_limits=["200 per day", "50 per hour"],
storage_uri=os.getenv('RATELIMIT_STORAGE_URI', 'memory://'),
)
```
Réévaluer aussi les valeurs : `50 per hour` par IP est très bas pour une application rendue côté serveur, où chaque page consomme plusieurs requêtes (`/matches/api/events`, `/users/disponibilities`…). Exclure `/static` et `/health` du décompte.
Corriger [SEC-05](#sec-05--) d'abord : sans clé fiable, un stockage partagé ne sert à rien.
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## SEC-20 · 🟠
**Flux OAuth2 Discord sans paramètre `state`**
`app/routes/auth.py:340-348`
```python
params = {
'client_id': DISCORD_CLIENT_ID,
'redirect_uri': DISCORD_REDIRECT_URI,
'response_type': 'code',
'scope': 'identify connections',
}
query = '&'.join(f'{k}={requests.utils.quote(v)}' for k, v in params.items())
auth_url = f'{DISCORD_API_BASE}/oauth2/authorize?{query}'
```
Aucun paramètre `state` n'est émis, et `discord_callback` (`:351-456`) n'en vérifie aucun : la requête de retour est acceptée sur la seule présence d'un `code` (`:363-366`).
`state` est le mécanisme anti-CSRF prévu par la RFC 6749 (§10.12) : une valeur aléatoire liée à la session, émise à l'aller et vérifiée au retour.
**Impact.** Un attaquant initie le flux avec **son propre** compte Discord, intercepte le `code` d'autorisation sans le consommer, puis amène la victime à visiter :
```
https://<app>/auth/discord/callback?code=<code_de_l_attaquant>
```
Le serveur échange ce code, obtient le profil Discord **de l'attaquant**, et le place dans `session['discord_oauth']` — la session **de la victime**. Celle-ci voit alors le formulaire d'inscription pré-rempli avec l'identité Discord de l'attaquant, et l'enregistre sans raison de se méfier (le bandeau affiche *« Discord account connected! »*, `auth.py:455`).
Combiné à [SEC-07](#sec-07--), c'est un chemin direct pour faire enregistrer à un tiers un `discord_user_id` contrôlé par l'attaquant — donc pour recevoir les notifications privées de ce compte.
Le flux ne servant aujourd'hui qu'à pré-remplir un formulaire d'inscription, la portée est bornée. Elle s'étendrait immédiatement si l'OAuth2 était réutilisé pour l'authentification ou pour la liaison de compte a posteriori, ce qui est l'évolution naturelle de ce code.
**Correction.**
```python
# auth.py — discord_login()
state = secrets.token_urlsafe(32)
session['discord_oauth_state'] = state
params = {..., 'state': state}
# auth.py — discord_callback()
expected = session.pop('discord_oauth_state', None)
if not expected or not secrets.compare_digest(request.args.get('state', ''), expected):
flash('Requête Discord invalide.', 'danger')
return redirect(url_for('auth.register'))
```
Deux points secondaires dans le même bloc :
- `requests.utils.quote(v)` (`:346`) lève un `TypeError` si `DISCORD_REDIRECT_URI` n'est pas défini — seul `DISCORD_CLIENT_ID` est vérifié (`:336`). Vérifier les trois variables, ou construire l'URL avec `urllib.parse.urlencode`.
- `:389` — `flash(f'Failed to connect to Discord. Please try again.', 'danger')` est une f-string sans substitution, et la variable `e` capturée à la ligne 388 n'est pas utilisée. Sans conséquence, mais signalé par Ruff (`F541`, `F841`).
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## SEC-21 · 🟠
**Le déploiement SFTP pousse le répertoire `.git/` sur le serveur**
`.gitea/workflows/git-to-ptero.yaml:41`
```yaml
mirror -R --verbose --parallel=4 ./ ./
```
`mirror -R` téléverse le répertoire courant du runner vers la racine distante. Après un `actions/checkout`, ce répertoire contient **`.git/` en entier** — objets, packfiles, refs, historique complet.
**Impact.** Si la racine du dépôt est aussi la racine servie par le serveur web — ce qui est le cas par défaut sur un hébergement de type Pterodactyl où l'application est déployée telle quelle — alors `.git/` devient téléchargeable. Les outils d'exploitation courants (`git-dumper` et équivalents) reconstruisent l'intégralité du dépôt à partir de `.git/config`, `.git/HEAD` et des objets, même sans listing de répertoire activé.
L'attaquant obtient alors le code source complet **et tout l'historique** — donc le commit `2d3721b` et les secrets de production de [SEC-01](#sec-01--). Les deux constats se composent : la purge d'historique demandée en SEC-01 perd son intérêt si le déploiement republie l'historique à chaque exécution.
Deux points secondaires du même workflow :
- **`StrictHostKeyChecking=no`** (`:35`) désactive la vérification de l'empreinte du serveur SFTP : le premier échange est vulnérable à une interception, et la clé privée de déploiement peut être présentée à un serveur usurpateur. Utiliser un `known_hosts` épinglé, alimenté par `ssh-keyscan` une fois et stocké en secret de dépôt.
- **Aucune exclusion.** Outre `.git/`, le miroir pousse `__pycache__/`, les éventuels `logs/` et tout fichier résiduel du runner.
**Correction.**
```yaml
mirror -R --verbose --parallel=4 \
--exclude-glob .git/ \
--exclude-glob .github/ \
--exclude-glob .gitea/ \
--exclude-glob __pycache__/ \
--exclude-glob '*.pyc' \
--exclude-glob logs/ \
--exclude-glob documents/ \
./ ./
```
Plus robuste : construire un artefact de déploiement propre (`git archive HEAD | tar -x -C dist/`) et ne téléverser que `dist/`. `git archive` n'inclut par construction ni `.git/` ni les fichiers ignorés.
Vérifier par ailleurs, sur le serveur actuel, si `.git/` est déjà présent et accessible — le workflow est déclenchable manuellement (`workflow_dispatch`, `:4`) et a pu être exécuté. Le cas échéant, supprimer le répertoire distant en plus d'appliquer le correctif.
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## SEC-09 · 🟡
**`nl2br` marque du HTML utilisateur non échappé comme sûr**
`app/app.py:19-30`
```python
def nl2br(value):
if value:
return markupsafe.Markup('<br>'.join(str(value).splitlines()))
return ''
```
`markupsafe.Markup()` **désactive l'échappement automatique de Jinja2** pour la chaîne produite. Le contenu utilisateur est inséré tel quel, sans passer par `escape()`.
**Statut actuel : non exploitable.** Aucune utilisation de `|nl2br` dans les templates. Le filtre est enregistré (`app.py:125`) mais mort.
**Risque.** Piège en attente : le filtre porte un nom naturel, il est enregistré globalement, et la première personne qui écrira `{{ note.content|nl2br }}` — usage évident sur `PersonalNote`, `TeamNote` ou les *discussion points* des 1:1 — introduira une XSS stockée sans s'en rendre compte. Ces contenus sont saisis par des coachs et joueurs, et affichés à d'autres utilisateurs.
**Correction.** Échapper avant de marquer :
```python
from markupsafe import Markup, escape
def nl2br(value):
if not value:
return ''
return Markup('<br>').join(escape(str(value)).splitlines())
```
Alternative sans code : supprimer le filtre et utiliser `white-space: pre-line` en CSS.
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## SEC-10 · 🟡
**CSP avec `'unsafe-inline'` sur `script-src`**
`app/app.py:149-159`
```python
"script-src 'self' 'unsafe-inline' https://cdn.jsdelivr.net; "
"style-src 'self' 'unsafe-inline' https://cdnjs.cloudflare.com https://cdn.jsdelivr.net; "
"img-src 'self' data: https://cdn.discordapp.com; "
```
`'unsafe-inline'` sur `script-src` **annule l'essentiel du bénéfice de la CSP** : c'est précisément l'injection de `<script>` inline que la directive est censée bloquer. La politique ne protège plus que contre le chargement de scripts externes.
Le reste est de bonne qualité (`frame-ancestors 'none'`, `base-uri 'self'`, `form-action 'self'`). L'ajout de `https://cdn.discordapp.com` en `img-src` pour les avatars Discord est correctement ciblé.
`'unsafe-inline'` sur `style-src` est nettement moins grave et généralement toléré.
**Correction.** Par étapes :
1. Extraire les `<script>` inline vers `static/js/` — `match_form.html` (45 Ko), `view_tryout.html`, `teams.html`, `calendar.html` et désormais `register.html` (312 lignes ajoutées) en concentrent la majorité.
2. Pour ce qui doit rester inline, générer un nonce par requête (`secrets.token_urlsafe(16)` dans un `before_request`) et passer à `script-src 'self' 'nonce-{nonce}'`.
3. Épingler les ressources CDN avec `integrity` (SRI).
En attendant, traiter [SEC-09](#sec-09--) : sans point d'injection HTML, la CSP affaiblie n'est pas exploitable.
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## SEC-11 · 🟡
**Aucune validation de type sur l'upload de contrat signé**
`app/routes/users.py:598-625` (`upload_signed_contract`) :
```python
file = request.files['signed_file']
if file.filename == '':
flash('No file selected.', 'danger')
return redirect(url_for('users.list_contracts'))
signed_filename = f"signed_{contract.stored_filename}"
file.save(contract.file_path.replace(contract.stored_filename, signed_filename))
```
Aucune vérification d'extension ni de type — contrairement à `upload_contract` (`:558-560`) qui contrôle `.pdf`. Les constantes `ALLOWED_CONTRACT_EXTENSIONS` et `ALLOWED_SIGNED_EXTENSIONS` (`:29-30`) **ne sont référencées nulle part**.
**Facteurs atténuants.** Le nom de fichier stocké est dérivé d'un UUID généré côté serveur, pas du nom fourni par le client — pas de traversée de répertoire, et le fichier est toujours écrit avec le suffixe `.pdf`. Les fichiers sont servis par `send_file(..., as_attachment=True)`, donc téléchargés plutôt qu'interprétés. Le risque d'exécution est faible.
**Impact réel.** Stockage de contenu arbitraire (jusqu'à 16 Mo) sous une extension `.pdf` trompeuse : usage du serveur comme relais de distribution de fichiers malveillants vers des utilisateurs légitimes, qui recevront un « contrat » qui n'en est pas un. Et corruption fonctionnelle des dossiers de contrats.
**Correction.**
1. Appliquer la même vérification que `upload_contract`, en utilisant la constante déjà déclarée :
```python
ext = file.filename.rsplit('.', 1)[-1].lower() if '.' in file.filename else ''
if ext not in ALLOWED_SIGNED_EXTENSIONS:
flash('Seuls les fichiers PDF sont acceptés.', 'danger')
return redirect(url_for('users.list_contracts'))
```
2. Vérifier les octets d'en-tête (`%PDF-`) plutôt que la seule extension.
3. Conserver le stockage hors arborescence servie (`documents/`, gitignoré) — et vérifier que [SEC-21](#sec-21--) ne le republie pas.
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## SEC-12 · 🟡
**Énumération d'utilisateurs via les messages de login**
`app/routes/auth.py:165-184`
```python
if user:
user.failed_login_attempts += 1
if user.failed_login_attempts >= MAX_LOGIN_ATTEMPTS:
flash(f'Account locked after {MAX_LOGIN_ATTEMPTS} failed attempts. …')
else:
remaining = MAX_LOGIN_ATTEMPTS - user.failed_login_attempts
flash(f'Login unsuccessful. {remaining} attempt(s) remaining before lockout.', 'danger')
else:
flash('Login unsuccessful. Please check username and password.', 'danger')
```
Le message diffère selon que le compte existe ou non. Le message de verrouillage (`:131-138`) fuit également l'existence du compte, **avant toute vérification du mot de passe**.
S'y ajoute une différence de temps de réponse : quand l'utilisateur n'existe pas, `check_password` n'est jamais appelé, donc le coût du hachage n'est pas payé — écart mesurable même sans lire les messages.
**Impact.** Constitution d'une liste d'identifiants valides, préalable à une pulvérisation de mots de passe ou à de l'hameçonnage ciblé. Sur une organisation étudiante dont les noms d'utilisateurs sont devinables, l'impact est réel — d'autant que [SEC-05](#sec-05--) permet de contourner la limite de 10 tentatives par minute.
**Correction.**
- Message identique dans tous les cas : *« Identifiants invalides. »*, sans compteur de tentatives restantes ni mention de verrouillage.
- Exécuter systématiquement `check_password` contre un hachage factice quand l'utilisateur n'existe pas :
```python
DUMMY_HASH = generate_password_hash('dummy-password-for-timing-equalization')
...
check_password(user.password_hash if user else DUMMY_HASH, password)
```
- Notifier le verrouillage par courriel au titulaire plutôt qu'à l'écran.
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## SEC-13 · 🟡
**CAPTCHA trivial, et limite d'inscription desserrée à 20/heure**
`app/routes/auth.py:56-70`
```python
a = random.randint(1, 10)
b = random.randint(1, 10)
session['captcha_answer'] = a + b
return {'question': f'{a} + {b} = ?', 'id': captcha_id}
```
19 réponses possibles (2 à 20). La question figure en clair dans le HTML sous forme `N + M = ?`, donc résoluble par une expression régulière de trois lignes. `random` est le générateur pseudo-aléatoire standard, non cryptographique.
Le `captcha_id` est généré (`:67`) et stocké en session, mais **n'est jamais comparé** dans `verify_captcha` (`:73-89`) — le champ est décoratif.
**Aggravation.** La limite de la route `/auth/register` est passée de `3 per hour` à **`20 per hour`** (`:190`). Le rate limiting étant la seule protection réellement efficace ici, la barrière a été divisée par près de 7 — et [SEC-05](#sec-05--) la rend de toute façon contournable.
**Impact.** Création automatisée de comptes joueurs. Conséquences limitées en privilèges, mais pollution de la base, bruit dans les listes de sélection, et — combiné à [SEC-15](#sec-15--) — accès en masse aux coordonnées des membres.
**Correction.** Un CAPTCHA maison n'arrêtera pas de bots. Deux options :
- **Suffisant ici** : valider l'inscription par un lien envoyé au courriel institutionnel, en restreignant le domaine (`@usherbrooke.ca`). Cela résout simultanément les comptes jetables et vérifie l'appartenance à l'organisation.
- Sinon, intégrer un service dédié (hCaptcha, Turnstile) — au prix d'une dépendance externe et d'un assouplissement de la CSP.
Dans tous les cas, corriger [SEC-05](#sec-05--) et [SEC-08](#sec-08--), qui conditionnent l'efficacité du rate limiting.
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## SEC-14 · 🟡
**`/health` expose l'erreur brute de la base de données**
`app/app.py:200-206`
```python
except Exception as e:
health_data['status'] = 'unhealthy'
health_data['database'] = f'error: {str(e)}'
return jsonify(health_data), 503
```
La route `/health` n'est pas protégée par `@login_required` — elle est publique, comme attendu d'un endpoint de supervision. Mais en cas d'incident, l'exception SQLAlchemy est renvoyée telle quelle au client.
**Impact.** Les erreurs `psycopg2` incluent typiquement l'hôte, le port, le nom de la base et l'utilisateur. C'est de la reconnaissance d'infrastructure offerte gratuitement, précisément au moment où le système est en difficulté.
Incohérent avec le gestionnaire 500 (`:294-318`), qui fait l'inverse et le documente : *« Never exposes stack traces to users »*.
**Correction.**
```python
except Exception:
app.logger.error('Health check: échec de connexion à la base', exc_info=True)
return jsonify({'status': 'unhealthy', 'database': 'unreachable'}), 503
```
Envisager aussi de restreindre `/health` au réseau interne via nginx.
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## SEC-15 · 🟡
**Profil complet de tout utilisateur visible par tout compte authentifié**
`app/routes/users.py:244-249`
```python
@users_bp.route('/<int:user_id>/view')
@login_required
def view_user(user_id):
user = User.query.get_or_404(user_id)
return render_template('pages/view_user.html', profile_user=user)
```
Seule l'authentification est vérifiée. Aucun contrôle d'appartenance à la même équipe, ni de rôle.
L'objet `User` transmis au template porte `email`, `phone`, `discord_username`, `discord_user_id`, `full_name`, `league_os_profile` (`models/user_model/user.py:16-33`).
**Impact.** Tout compte — y compris un compte joueur créé par inscription publique — peut énumérer `/users/1/view`, `/users/2/view`… et collecter les coordonnées de l'ensemble des membres : courriels, téléphones, identifiants Discord. Combiné à [SEC-13](#sec-13--), la barrière d'entrée est basse. Et la collecte des `discord_user_id` alimente directement [SEC-07](#sec-07--).
Note : `list_users` (`:76-85`) est bien réservé aux `Admin`. C'est la vue de détail unitaire qui a été oubliée.
**Correction.** Deux niveaux, à combiner :
1. **Limiter les données transmises au template** plutôt que de passer l'objet ORM complet.
2. **Restreindre l'accès** selon la relation :
```python
def can_view_profile(viewer, target):
if isinstance(viewer, (Admin, Manager, Scout)) or viewer.id == target.id:
return True
viewer_teams = {t.id for t in viewer.get_org_teams()}
return bool(viewer_teams & {t.id for t in target.get_org_teams()})
```
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## SEC-22 · 🟡
**`clear_db.py` : destruction totale sans garde-fou, identifiants en dur**
`clear_db.py` (racine du dépôt, 56 lignes) remplace l'ancien `seed.py`. Il supprime le contenu de **20 tables** puis crée un unique compte administrateur.
```python
tables = ['one_on_one_requests', …, 'users']
for table in tables:
db.session.execute(db.text(f'DELETE FROM {table}'))
db.session.commit()
admin = Admin(username='admin', password_hash=hash_password('password'), …)
```
C'est une nette amélioration sur l'ancien seed : il n'est plus déclenché automatiquement au démarrage. Quatre problèmes subsistent.
1. **Aucune confirmation, aucun garde-fou d'environnement.** `python clear_db.py` détruit l'intégralité des données de la base désignée par `DATABASE_URL`. Si le `.env` local pointe vers la base de production — ce qui était précisément la configuration livrée avant le nettoyage de `.env.exemple` ([SEC-01](#sec-01--)) — la commande efface la production sans poser de question. Le fichier est à la racine, sous un nom qui invite à l'exécution.
2. **Mot de passe administrateur en dur.** `admin` / `password` (`:37`), affiché en clair (`:46-48`). Ce mot de passe ne respecte pas la politique définie dans `validators.py:22-24`, que le script contourne en écrivant directement le hachage.
3. **Docstring erroné.** Il indique `python -m app.supporting_scripts.seed` (`:4`) alors que le fichier est `clear_db.py` à la racine. Personne ne peut suivre cette instruction.
4. **Effet de bord au chargement.** `create_app()` (`:54`) déclenche `db.create_all()` et **démarre le bot Discord** ([STD-02](03-standards-stack.md#std-02--), [STD-03](03-standards-stack.md#std-03--)). Réinitialiser la base ouvre une connexion Discord.
Le `f'DELETE FROM {table}'` (`:30`) interpole une liste codée en dur : pas d'injection possible, mais le motif est à éviter par principe.
**Impact.** Perte totale de données par erreur de manipulation, et compte administrateur à mot de passe connu sur toute base réinitialisée.
**Correction.**
```python
if os.getenv('ALLOW_DB_WIPE') != 'yes-i-am-sure':
sys.exit('Refus : définir ALLOW_DB_WIPE=yes-i-am-sure pour confirmer.')
db_url = os.environ['DATABASE_URL']
print(f'Cible : {db_url.split("@")[-1]}') # affiche l'hôte, jamais les identifiants
if input('Taper le nom de la base pour confirmer : ') != expected_db_name:
sys.exit('Annulé.')
password = secrets.token_urlsafe(16)
admin = Admin(username='admin', password_hash=hash_password(password), …)
print(f'Mot de passe admin (à noter maintenant) : {password}')
```
Déplacer le script hors de la racine (`app/supporting_scripts/`, conformément à son propre docstring) et l'exposer comme commande CLI Flask.
**Action indépendante du code :** vérifier en production si les comptes de l'ancien seed (`admin`, `manager1`, `manager2`, `coach1`, `coach2`, `coach3`, `scout1`) existent encore avec le mot de passe `password`. La suppression du script n'a pas supprimé les comptes.
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## SEC-16 · 🔵
**Conversions `int()` non protégées sur entrées utilisateur**
De nombreuses routes convertissent des champs de formulaire sans garde :
| Fichier | Ligne | Code |
|---|---|---|
| `routes/teams.py` | `:120-121` | `int(coach_id) if coach_id else None` |
| `routes/teams.py` | `:241`, `:272` | `User.query.get_or_404(int(coach_id))` |
| `routes/tryouts.py` | `:70`, `:72-74` | `int(max_players)`, `int(target_org_team_id)`… |
| `routes/matches.py` | `:298-299` | `[int(p) for p in team1_player_ids.split(',') if p]` |
| `routes/matches.py` | `:314`, `:318` | `int(pid)` sur `request.form.getlist('player_ids')` |
Une valeur non numérique lève `ValueError`, non interceptée → **HTTP 500** au lieu d'un 400.
**Impact.** Faible en confidentialité : le gestionnaire 500 ne divulgue pas de trace et fait le `db.session.rollback()`. Le problème est la qualité de service et le bruit dans les logs, qui masque les incidents réels. `matches.py:298-299` accepte de surcroît une liste d'identifiants sans borne.
**Correction.** Utiliser le convertisseur intégré, déjà employé ailleurs (`users.py:1110` : `request.form.get('player_id', type=int)`) :
```python
coach_id = request.form.get('coach_id', type=int)
if coach_id is None:
flash('Coach invalide.', 'danger')
return redirect(...)
```
À traiter globalement lors de la généralisation des schémas Marshmallow ([SEC-06](#sec-06--)).
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## SEC-17 · 🔵
**`add_to_team` ne vérifie pas la cohérence tryout / équipe / joueur**
`app/routes/tryouts.py` (route `/<int:tryout_id>/team/<int:team_id>/add`)
```python
def add_to_team(tryout_id, team_id):
team = Team.query.get_or_404(team_id)
tryout = Tryout.query.get_or_404(tryout_id)
if not current_user.can_manage_this_tryout(tryout):
member = TeamMember(team_id=team_id, player_id=int(player_id), position=position)
```
Le contrôle d'autorisation porte sur `tryout_id`, mais l'écriture porte sur `team_id`. **Il n'est jamais vérifié que `team.tryout_id == tryout_id`.** Rien ne vérifie non plus que `player_id` correspond à un joueur inscrit à ce tryout, ni même à un `Player`.
**Impact.** Un coach ou manager légitime sur le tryout A peut, en modifiant `team_id` dans la requête, ajouter des joueurs à une équipe rattachée au tryout B qu'il ne gère pas. Il peut aussi rattacher un utilisateur non inscrit, ou un compte non-joueur, ce qui produira des incohérences en cascade dans les matchs et les évaluations.
Exploitation limitée aux comptes d'encadrement — d'où la sévérité faible — mais c'est un contournement du modèle d'autorisation par ailleurs bien construit.
**Correction.**
```python
if team.tryout_id != tryout_id:
abort(404)
player_id = request.form.get('player_id', type=int)
if not TryoutRegistration.query.filter_by(tryout_id=tryout_id, player_id=player_id).first():
flash("Ce joueur n'est pas inscrit à ce tryout.", 'danger')
return redirect(url_for('tryouts.view_tryout', tryout_id=tryout_id))
```
Ce motif — *vérifier que la ressource enfant appartient bien au parent sur lequel porte l'autorisation* — mérite d'être appliqué systématiquement. `matches.py` et `team_matches.py` le font correctement (`if participant.match_id != match_id`) et servent de référence.
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## SEC-18 · 🔵
**Aucune réinitialisation de mot de passe ni MFA**
`app/routes/auth.py` expose `login`, `register`, `discord_login`, `discord_callback` et `logout`. Il n'existe :
- **aucun mécanisme de réinitialisation de mot de passe** — un utilisateur qui oublie le sien doit passer par un administrateur, qui le définira via `edit_user` (route non validée, cf. [SEC-06](#sec-06--)) et devra le lui transmettre hors bande ;
- **aucune authentification à deux facteurs**, y compris pour le compte `Admin` ;
- **aucune expiration ni politique de rotation**.
Le verrouillage après 5 échecs est en revanche bien implémenté, avec réinitialisation du compteur au succès — et c'est aujourd'hui, compte tenu de [SEC-05](#sec-05--), la principale barrière anti-bruteforce.
**Impact.** Risque organisationnel : l'absence de réinitialisation en libre-service pousse vers des pratiques de contournement (mots de passe communiqués par Discord, partagés, comptes non désactivés au départ d'un membre). Pour une application détenant des contrats et des évaluations nominatives, l'absence de MFA sur le compte président est à documenter comme risque accepté, à défaut d'être corrigé.
**Correction.** Par ordre de rapport valeur/effort :
1. Réinitialisation par courriel avec jeton signé à durée limitée — `itsdangerous` est déjà présent : `URLSafeTimedSerializer(app.config['SECRET_KEY'])`, jeton de 30 minutes, à usage unique.
2. TOTP (`pyotp`) sur les rôles `Admin` et `Manager` uniquement, pour limiter la friction.
3. Journaliser les changements de mot de passe ([SEC-19](#sec-19--)).
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## SEC-19 · 🔵
**Journal d'audit d'authentification déclaré mais jamais alimenté**
`app/logging_config.py:102-115` configure un logger dédié `team_tryouts.auth`, avec son fichier rotatif `auth.log`, son filtre de redaction et `propagate = False`. Une fabrique `get_auth_logger()` est fournie (`:148-154`).
**Aucun module n'importe `get_auth_logger` ni ne référence `team_tryouts.auth`** — vérifié par recherche sur l'ensemble de `app/`. Le docstring de `auth.py` annonce pourtant *« login with account lockout protection … and audit logging »*.
`auth.log` est donc créé vide à chaque démarrage et le restera.
**Impact.** Aucune traçabilité des événements d'authentification : impossible de détecter une campagne de bruteforce, d'identifier l'origine d'une compromission, ou de répondre à « qui s'est connecté au compte admin la semaine dernière ». Ce manque devient bloquant si un incident survient — et [SEC-01](#sec-01--) rend un incident plausible.
**Correction.** Alimenter le logger aux points de décision de `auth.py` :
```python
from app.logging_config import get_auth_logger
auth_logger = get_auth_logger()
# succès (auth.py:157)
auth_logger.info('login success user=%s id=%s ip=%s', user.username, user.id, request.remote_addr)
# échec (auth.py:167)
auth_logger.warning('login failure user=%s ip=%s attempts=%s', username, request.remote_addr, …)
# verrouillage (auth.py:169)
auth_logger.warning('account locked user=%s ip=%s', user.username, request.remote_addr)
# déconnexion, création de compte, callback OAuth2, changement de mot de passe et de rôle
```
Étendre aux opérations sensibles de `users.py` : `create_user`, `edit_user` (surtout `role` et `is_active_account`), `delete_user`.
**Prérequis :** corriger [SEC-05](#sec-05--) d'abord. En l'état, `request.remote_addr` est une valeur fournie par le client — journaliser une IP usurpable donne une traçabilité illusoire, ce qui est pire que pas de traçabilité du tout.